Texte 2: Les femmes savantes

TEXTE 2: Les femmes savantes

→Plan détaillé : Les femmes savantes, Molière

 

Intro : Molière est un auteur du XVIIème siècle durant la période du classicisme qui est mort sur scène et a écrit pratiquement que des comédies. Les femmes savantes est une pièce de théâtre ou une famille va se déchirer au nom du savoir et de la philosophie. Il y a une opposition entre l’esprit et le corps. Dans cette pièce Molière s’intéresse à l’éducation des femmes. Cet extrait oppose Armande, jeune femme qui se veut savante, à sa sœur Henriette.

Comment le comportement des sœurs est-il vu à travers cette scène ?

 

I. La vision soit disant savante d’Armande

1)    Veut se montrer savante

→ Champs lexical de la famille : « sœurs », « mère », « ménage », « enfants », « époux », « fille », « hymen »… etc. C’est ce qui argumente leurs propos.

Les deux sœurs s’interpellent l’une et l’autre avec la même adresse, « ma sœur » ce qui crée un effet d’écho.

→ Hyperbole : Armande place sa mère comme modèle qui fait partie des femmes savantes. Utilise un argument d’autorité « notre mère » vers 43.

→ Champs lexical de la hauteur : « hauts », « élevez », « nobles »,  « le Ciel », « élévation », « puissant », « l’empire souverain », « charmante »… etc. Armande se surestime.

→ Champs lexical de bas : « bas », « petit », « grossiers », « vulgaires », « claquemurer », « esclave asservie », « soumettant » , « pauvretés horribles », « faible »…etc. Armande sous-estime sa sœur. Dans cette tirade Armande déplore la médiocrité du mariage, elle utilise des termes péjoratifs accumulés qui renvoi à une idée de pesanteur et de bassesse. 

2)   Ne se comporte pas comme telle

→ Champs lexical de la prison : « claquemurer », « esclave asservie », « attachement » = renfermement. Montre qu’Armande voit le mariage comme négatif, et que la femme ne doit pas se marier.

→ Impératif : « laissez », « tâchez », « donnez »,  « mariez ». Montre l’injonction, l’ordre et la colère.

→ Inversement des rôles : Armande ne se montre pas vraiment comme une savante, elle se dit savante mais n’agit pas de la sorte. Alors qu’Henriette agit comme une savante sans vouloir l’être.

 

II. L’ironie d’Henriette envers Armande

1)    La sœur moqueuse

→ Champs lexical de la famille : « ma sœur », « notre mère », « fille », « hymen ». Elle se moque finement de sa sœur. Henriette ne prends pas le contrepied d’Armande, elle essaie de concilier les contraires.

→ Diérèses : « élévations », « spéculations ». C’est de l’ironie, elle se moque de sa sœur. Pouvant parodier la prononciation outrée de sa sœur.

→ Anaphores : « vous », « moi », « vous »,  « moi ». C’est aussi de l’ironie, et provoque un effet de comparaison. Prends des airs de savante.

2)   Comportement d’une savante

→ Champs lexical de bas : « faible », « terre à terre », « petit », « ici-bas », « grossiers ». Henriette parodie certaines répliques de sa sœur. Elle va faire en sorte de ne pas rentrer dans le conflit de manière frontale mais de manière ironique = fait exprès de se dévaloriser pour montrer qu’Armande a tort.

→ Champs lexical de haut : « Le Ciel », « tout puissant », « élévations », « montent », « nobles ». C’est de l’ironie, elle le fait exprès de la valoriser pour se moquer d’elle, elle ne le pense pas.

→ Champs lexical de religieux : « Ciel », « tout puissant », « esprit », « l’âme », « Dieu ». C’est pour avoir recourt à une autorité supérieur, plus puissant. « Le Ciel » l’emporte sur sa mère.

→ Inversement des rôles : Elle se dit « terre à terre » mais n’agit pas de la sorte. Son comportement est plus philosophique que sa sœur, ce qui provoque une opposition entre sa pensée et ses mots.

 

Conclusion : Nous pouvons donc dire que cette situation est comique, puisqu’elle « inverse » leurs rôles sans même sans rendre compte. Molière se moque et critique donc les femmes savantes car pour lui elles sont pédantes et font partie du groupe des précieuses.

×