Texte 3 : Postambule de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges

Texte 3 : Postambule de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges

Texte 3 : Postambule de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges

 

         Olympes de Gouges (de son vrai nom Marie Gouzes) née en 1748 et morte guillotinée en 1792, la deuxième femme après Marie-Antoinette. C’est une femme très connue pendant la révolution, elle à combattue pour les enfants naturels, pour le divorce, pour l’éducation des femmes, pour la démocratie, contre l’esclavage et pour que les femmes aient le droit de vote. Elle symbolise les idéaux des Lumières, car elle est dans le même esprit de revendication. Elle a été mariée de force très jeune mais elle a été libérée de son mari imposé car ce dernier mourra. Elle a écrit beaucoup de pièces de théâtre, des écrits argumentatifs. Elle met en parallèle son texte avec la Déclaration des droits de l’homme en changeant pour la femme.

 

  1. Un texte argumentatif
  2. a.    Un discours adressé aux lecteurs

-         Présence de nombreux pronom « toi « » (l.1), « tes »(l.1), « vous »(l.6), « votre »(l.7)

-         Discours vif = ponctuation forte (beaucoup de virgules et de point d’exclamation)

-         Présence de questions rhétoriques « Quand cesserez-vous d’être aveugles ? » (l.5)

-         Evolution au cours du texte « toi » devient « vous » = Généralisation

  1. b.    De Gouges impose sa pensée

-         Elle impose sa pensée grâce à des impératifs « reconnais » (l.1) « opposez » (l.13)

-         Elle impose sa pensée car elle donne son point de vue directement après ses questions sans laisser de temps de réflexion aux lecteurs

  1. c.     L’ironie de De Gouges

-         Réponses par phrases nominales/averbales aux questions rhétoriques = stratégie argumentative pour empêcher les autres femmes de penser par elle-même

-         Ironie (l.9-10) réponse par questions oratoire à une autre question.

 

  1. Appel à la révolte
  2. a.     Eloge de la révolte

-         Isotopie de la révolte, voir la guerre « tocsin de la révolte » (l.1), « briser ses fers » (l.4), « détruit » (l.7) , « faiblesse » (l.12), « force »(l.13) et « étendards » (l.14)

  1. b.     Le blâme des motifs d’inférorité de la femme

-         Blâme des révolutionnaires = « l’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir  aux tiennes » (l.4), « Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne » (l.5) -> répétition de « injuste » = effet d’écho dans la phrase.

-         Blâme de la religion = ironie « le bon mot du législateur des noces de cana » (l.9), s’oppose aux passages de la genèse ou la femme fait chuter les hommes donc elle s’oppose aux faites que les femmes soient naturellement inférieure avec phrases négatives « empire de la nature n’est plus » (l.2)

  1. c.      De Gouges symbole de lumière 

-         Isotopie de la lumière « être suprême » (l.16),  « Le flambeau de la vérité » (l.3)  

-         Métaphore  « dissipé tous les nuages » (l.2-3) cela montre que la devise des lumières « raison, vérité, philosophie » ressort de ce texte car elle s’oppose à toute sorte de croyance

 

Alors, ce texte va bien dans le sens des droits des femmes grâce à son argumentation avec son discours injonctif et le fait que le texte s’adresse directement aux lecteurs mais aussi avec le motif de la révolte des femmes, en effet l’auteur a dit un jour « la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».